L’imaginaire de la mobilité dans la Modernité

En faisant de la recherche pour mon Final Paper, je suis tombée sur cet article très intéressant d’Anne Barrière et de Danilo Martuccelli, “La Modernité et l’imaginaire de la mobilité : l’inflexion contemporaine” publié dans les Cahiers internationaux de la sociologie (2005).  Cet article me semble tout à fait pertinent pour compléter l’analyse de Cresswell (2006)* de la mobilité en tant que lieu de pouvoir – notamment par rapport au Sujet moderne.

Ça me semble aussi intéressant de souligner que si du côté anglo-saxon, 2005 semble être le début de la publication sur ce que l’on pourrait appeler les Mobile Studies, du côté francophone la mobilité reste un objet de recherche rare, sauf dans le études migratoires…  Cet article en français est l’un des rares qui théorise la mobilité comme concept à s’approprier en sciences sociales.

 

Voici le RÉSUMÉ :

En partant de quelques transformations sociétales majeures, et en s’appuyant sur la
fiction romanesque française, l’article dessine deux grandes constellations imaginaires de
la mobilité dans la modernité. La première associe le but du déplacement, l’existence
d’un ailleurs, le goût de l’aventure, l’attitude de départ actif et le rôle de la mobilité
comme logique de pouvoir. La deuxième, souvent en résonance avec les items précédents,
souligne plutôt l’exigence de la mobilité pour la mobilité, la fin de l’idée de dehors,
l’impératif de la fuite, la prolifération de l’expérience du départ passif, enfin, la centralité
croissante de la mobilité dans le saisissement de la domination. Au terme de ce parcours,
l’imaginaire de la mobilité apparaît comme une boussole privilégiée pour cerner les transformations de la modernité.
Mots clés : Mobilité, Imaginaire, Modernité, Roman.

SUMMARY
The article tracks two major imaginary constellations of modern mobility, through
the analysis of important social transformations, illustrated by certain French novels. The
first joins the goal of mobility, the existence of an « elsewhere », the taste for adventure,
an active departure, and the role of mobility as a logic of power. The second, frequently
in relationship with the precedent, emphasizes the idea of mobility for itself, the end of
elsewhere utopia, the need to run away, the multiplication of experiences of passive
departure, and finally the growing link between mobility and domination. The mobility
imaginary appears at last as a privileged compass to surround the transformations of
modernity.

Key words : Mobility, Imaginary, Modernity, Novel.

 

*Cresswelll, Tim. 2006. “The Production of Mobilities: An Interpretive Framework” in On the Move: Mobility in the Modern Western World. New York: Routledge: 1-­‐24. (reading class 02)

 

 

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